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0219 Histoire Générale de la Chine : vol.4
中国史概説 : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / 219 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

pective de l'empereur et de son héritier désigné, P'ou Tsiun,
jeune prince de quinze ans.

On se rappellera qu'au détriment de la descendance de
Mien K'ai, prince Toun K'io, troisième fils de l'Empereur
Kia K'ing, ou de celle de Mien Hien, quatrième fils de ce
même empereur, dont le petit-fils adoptif est le fameux prince
Touan, l'Impératrice douairière avait choisi, comme em-
pereur, Tsai Tien, fils du prince Tchouen, septième fils de
Tao Kouang, qui prit le nom de règne de Kouang Siu. Cette
désignation amena la protestation du censeur Wou K'o-tou;
Tsai Yi, prince Touan, petit-fils adoptif de Mien Hien,
était en réalité le second fils du prince Toun, cinquième
fils de Tao Kouang et d'une princesse mongole; il avait été
déclaré illégitime parce qu'il avait été conçu pendant une
période de deuil dans laquelle le commerce des femmes est
interdit. Le jeune Tsai Yi fut envoyé en Mandchourie où il
passa sa vie. Était-ce un tardif remords? L'Impératrice
douairière n'était guère capable d'en avoir. Était-ce plutôt
pour servir ses desseins? C'est probable; l'impératrice Ts'eu
Hi le rappela à Pe King. Touan revenait aigri de son
long exil, ignorant tout des changements survenus dans
l'Empire pendant son absence, ne connaissant pas la
puissance des étrangers et désireux d'assouvir la soif de
vengeance et de pouvoir qui le dévorait depuis sa retraite
forcée. C'est cet homme, véritable fou furieux, impru-
demment déchaîné dans la capitale, qui, trouvant un
digne acolyte dans le général Toung Fou-siang, terrorisa
l'Impératrice douairière, fit choisir son propre fils comme
héritier de la couronne, et enfin, rencontrant un instrument
favorable au but de son ambition dans le mouvement des
Boxeurs, se mit à sa tête. Touan ne se doutait pas qu'il
serait lui-même entraîné par la révolte dont il voulait diri-
ger le cours; certes si la marche de ces fanatiques n'avait
pas été enrayée, elle aurait causé une catastrophe plus
grande encore que celle de 1900; il est vrai qu'elle aurait
aussi balayé son chef avec le trône des Mandchoux.

Le coup d'État devenait une véritable réaction mand-
choue avec Ts'eu Hi, Touan et Kang Yi à sa tête.