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0220 Histoire Générale de la Chine : vol.4
中国史概説 : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / 220 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

Cependant l'Impératrice rapportait tous les décrets, entre
autres celui qui créait un journal officiel ; elle contremandait
une grande revue de l'armée, ordonnée par Kouang Siu, et
pour se concilier les bonnes grâces des troupes, elle leur ver-
sait de l'argent (29 septembre). Les diplomates étrangers as-
sistaient avec une inconscience rare aux graves événements
qui se passaient sous leurs yeux ; ils permettaient même à
leurs femmes d'assister à une audience impériale. Le 8 mars
1900, l'Impératrice donne un banquet aux dames des léga-
tions dans la Salle du Trône des Cérémonies de la Cour.
Mais la province murmure des tortures infligées à l'Em-
pereur ; les vice-rois du Sud de l'Empire laissent entrevoir
la possibilité d'un soulèvement général ; l'Impératrice entre
dans une fureur, qu'augmente, disait-on, l'empoisonnement
de son favori, le Grand Eunuque ; bruit inexact d'ailleurs ;
elle est prête à commettre tous les excès. Ses conseillers la
poussent dans la voie de la réaction à outrance. Deux cen-
seurs ne vont-ils pas jusqu'à lui conseiller de supprimer le
Tsoung-li Yamen et de le remplacer par le Li Fan Youen,
bureau chargé des affaires de Mongolie et des États tribu-
taires.
L'attitude de l'armée est inquiétante ; on en a confié le
commandement au général TOUNG FOU-SIANG, notoirement
connu pour son hostilité aux étrangers. Toung Fou-siang
était général de brigade à Aksou, en février 1889 ; comman-
dant en chef à Kachgar, depuis juin 1890, il fut désigné pour
représenter la Nouvelle Frontière (Sin Kiang) aux fêtes
de l'Impératrice douairière en 1894 ; en janvier 1896, on le
nomma Commandant en chef au Kan Sou.
L'Impératrice dissimule encore sa colère, mais il lui
tarde d'agir. Ses conseillers dans sa réaction et dans sa haine
de l'étranger he l'arrêteront pas dans sa faute suprême,
quos vult perdere Jupiter... ; elle va faire appel aux sociétés
secrètes qui troublent son empire et qui, si elles combattent
l'étranger, menacent également son trône. En complotant
la destruction des Barbares d'Occident, elle déchaîne la
tourmente qui faillit l'emporter elle-même et emporta sa
dynastie.