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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0303 |
Histoire Générale de la Chine : vol.4 |
| 中国史概説 : vol.4 |
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Diederichs avait occupé Kiao Tcheou, le 14 novembre.
La Chine, malgré des arrangements antérieurs au sujet de
cette baie avec la Russie, trop faible pour résister à cette
agression injustifiable, fut obligée, par une convention du
6 mars 1898, de céder à bail à l'Allemagne pour 99 ans,
tout en gardant tous ses droits de souveraineté, une zone de
50 kilomètres à partir de la marée haute autour de la baie
de Kiao Tcheou, pour le passage en tout temps de troupes
allemandes; elle accordait aussi un droit de bail sur les
deux rives de l'entrée de la baie ainsi que sur un certain
nombre d'îles, avec l'autorisation pour l'Allemagne de
construire deux lignes de chemin de fer au Chan Toung et
de mettre en valeur les gisements miniers sis dans les 15
kilomètres de part et d'autre de la voie; l'une de ces lignes,
qui allait de Tsing Tao à Tsi Nan, capitale de la province,
n'avait pas moins de 434 kilomètres de longueur. On con-
çoit combien ce coin enfoncé au cœur d'une province, patrie
des grands philosophes Confucius et Mencius, limitrophe
de celle dans laquelle se trouve la capitale, dut être dou-
loureux pour les Chinois, et cet attentat ne fut sans doute
pas étranger au mouvement des Boxeurs en 1900.
D'ailleurs les prétentions de l'Allemagne augmentaient;
par un échange de notes du 31 décembre 1913, elle obtenait
le privilège de deux lignes de chemin de fer, allant, l'une
de Kaomi au Chan Toung, à la grande ligne de T'ien Tsin-
Pou K'eou en face de Nan King; l'autre de Tsi Nan à la
ligne de Pe King à Han K'eou; c'était la prise de possession,
non seulement de tout le Chan Toung; mais aussi de la
vallée du Canal Impérial, d'autant plus que l'Allemagne
obtenait un droit de préférence pour les lignes Tche Fou-
Wei Hien, Tsi Ning-K'aï Foung, et même pour toute
extension vers l'ouest de la ligne Tsi Nan-Choun Te (ligne
Pe King-Han K'eou).
Déjà le Japon, qui depuis les traités de Shimonosek
et de Portsmouth, visait à l'asservissement de la Chine, tout
en arguant de son désir de ne pas s'immiscer dans les
affaires intérieures du pays, le 26 avril 1913, consent à la
Chine un emprunt, destiné à aider, non pas la politique
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