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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0012 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
極東の地理と歴史 : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / 12 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000289
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OCR読み取り結果

mant des cartes exactes de la Chine (1655) ; en pas-
sant par la Hollande, il fit la connaissance de l'illus-
tre savant Jacques Golius à qui il donna des leçons de
chinois. Plus tard, Philippe Couplet, lors de son
voyage en Europe, en 1680, fit connaître les livres
classiques de Confucius traduits par Ignacio da Costa.
Des savants, comme Christian Mentzel à Berlin,
Thomas Hyde à Oxford, André Müller, de Greiffen-
hagen, hommes au savoir universel, partant superfi-
ciel, cultivaient au XVIIe siècle l'étude du chinois.
Gottlieb Siegfried Bayer, né à Kœnigsberg, mais
Pétersbourgeois d'adoption, peut être considéré
comme le dernier et en même temps le plus remar-
quable de ces sinologues de l'ancienne école ; nous
entendons par ancienne école, celle des savants dont
nous venons de parler, qui ont acquis leurs connais-
sances au hasard de leurs recherches ou de leurs ren-
contres, et dont les ouvrages, inutiles à consulter
pour l'étude de la langue, ne sont que des objets de
curiosité. Nous avons dit que Bayer était le plus re-
marquable de ces orientalistes, car, sans être fort en
chinois, il était bien supérieur à ses devanciers
et il a eu, le premier, le mérite de nous donner des
textes étendus.
Avec Fourmont l'aîné, au XVIIIe siècle, commence
l'école moderne des sinologues, et nous voulons dire
par école moderne, celle qui a puisé ses inspirations
directement dans les ouvrages publiés en Chine.
Fourmont est le premier qui eut l'idée de se servir
des ouvrages utilisés par les missionnaires eux-mêmes
pour étudier la langue chinoise et il pilla copieusement
le travail du dominicain espagnol Varo, imprimé à
Canton en 1703, alors presque inconnu en Europe,
pour compiler sa propre grammaire, en 1742.