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0079 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 79 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000289
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185.000 habitants. Au sud de Chahdjihanabad
s'étend l'immense amoncellement de ruines qui re-
présentent l'emplacement des villes qui ont successi-
vement porté le nom de Delhi.

L'évêque de Calcutta, Reginal HEBER, écrivait
dans son Journal, le 30 décembre 1825 :

De la porte d'Agra à la tombe de Houmayon on se trouve
en présence d'une terrible scène de désolation, ruines après
ruines, tombes après tombes, fragments de briques, de
pierres, de granit et de marbre, dispersés partout sur un sol
naturellement rocheux et stérile, sans culture, excepté dans
un ou deux endroits, et sans un seul arbre. Cela rappelle
Caffa en Crimée, mais un Caffa à l'échelle de Londres, avec
les misérables fragments d'une magnificence dont Londres
même ne peut se vanter 1.

Parlant de l'ancien Delhi, le général CUNNINGHAM
écrit :

Ce désert de ruines s'étend de l'extrémité sud de la ville
actuelle Chahdjihanabad jusqu'aux forts abandonnés de
Rai Pithora et de Tughlakabad, une distance de dix milles.
La largeur de l'extrémité septentrionale, en face Kotila de
Firouz Chah, est d'environ trois milles, et à l'extrémité
méridionale, du Kutb Minar à Tughlakabad, elle est d'un peu
plus de six milles ; la surface totale couverte par les ruines
n'ayant pas moins de quarante-cinq milles carrés. Il est fort
probable, toutefois, que pas plus du tiers de cet espace n'a
jamais été occupé pendant une seule période, car les ruines
actuelles sont les débris de sept villes, qui ont été construites
à différentes époques par sept des vieux rois de Delhi 2.