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0101 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 101 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000289
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différentes parties du pays, tels que Canton, le Hou-Nan,
le Yun-nan, Ham-Sou, Sou-Soun et Hai-nan. L'un de ces
Arabes eut alors de nombreux descendants, et je suis l'un
d'eux. Au cours des siècles, la race se répandit à travers
tout le pays jusqu'à ce qu'un homme nommé Sultan Slêman
devint roi du Yun-nan. Ensuite des troubles éclatèrent
dans diverses parties du pays, et depuis la mort du Raja
Tang Wang, je ne puis me rappeler que partiellement ce
qui arriva ¹.

Notre narrateur songe, sans aucun doute, non au
Seyyid Edjell, mais à T'ou Wen-sieou, qui fut sultan
de Tali, mais il n'en est pas moins intéressant de
noter le rôle que joue le Yun-nan dans le développe-
ment de l'Islam en Chine suivant la légende musul-
mane elle-même.

Naçr ed-Din [Ni ya seu la ting], remplaça son
père comme gouverneur de Karajang (Yun-nan)
et mourut en 1292. Il laissait douze fils dont l'un,
Bayan, joua un rôle considérable. D'Ohsson nous
dit ² qu'à la mort de K'oublai en 1295 :

Bayan-Fentchan conserva le ministère des finances, et
reçut le surnom de Seyid-Edjell, fort considéré chez les
Mongols, qui s'étaient habitués à le regarder comme appar-
tenant au chef de l'administration. Ce ministre avait huit
collègues qui composaient avec lui le conseil des finances.

M. George Soulié rapporte que :

Les traditions locales font remonter à un millier d'années
la venue des premiers Musulmans. Dans toute la partie