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0204 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 204 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000289
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des Etats-Unis, montaient à eux seuls à 118.125 taëls
8 m. 4 c. 1 s.

Que devaient faire les consuls des trois puissances
ayant signé des traités avec la Chine? Pouvaient-ils
sous le prétexte que la Chine ne remplissait pas
ses engagements en protégeant les étrangers, dis-
penser leurs nationaux de payer les droits ? La Chine
pouvait invoquer le cas de force majeure, et d'autre
part l'occupation momentanée d'un territoire par
l'ennemi ne suspend pas la souveraineté de droit.
Comme le faisait remarquer un diplomate dans une
note du 3 octobre 1854 : « Si, en fait, l'occupant
exerce la souveraineté et perçoit les tributs, il est
équitable que le vrai souverain, en revenant, ne
les exige pas une seconde fois ; mais ici, ce n'est pas
le cas : les rebelles n'avaient pas perçu les droits de
douane, ce me semble. On dit : Si le souverain sait
à l'avance que les négociants abandonnés par le
gouvernement local à la merci de l'ennemi ne lui
payeront pas l'impôt arriéré, il protégera mieux ces
négociants pour éviter le déficit. Mais cela est-il
bien sérieux ? Est-ce de gaieté de cœur qu'on se
laisse prendre une province? Si d'ailleurs il est bon
que le souverain souffre de l'occupation pour avoir
intérêt à l'empêcher, n'est-il pas bon aussi que
l'étranger n'en profite point, afin qu'il n'ait pas intérêt
à prolonger ce désordre ? »

Chaque consul eut une opinion différente. M. B.
Edan, gérant du consulat de France de Chang-Haï
pendant le congé de M. de Montigny, déclara qu'en
l'absence de toute administration indigène et de
tout pouvoir politique, les droits ne devaient pas être
acquittés : 1° parce qu'il y avait impossibilité maté-
rielle, le bureau de la douane n'existant plus ; 2° parce