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0205 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
極東の地理と歴史 : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / 205 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000289
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OCR読み取り結果

que le gouvernement chinois étant dans l'impuis-
sance d'accorder à nos nationaux la protection pro-
mise par les traités, nous étions ainsi affranchis de
devoirs qui nous étaient imposés en raison de cette
protection. Le consul d'Angleterre, Rutherford Al-
cock, le consul américain R. C. Murphy, jugeant
nécessaire de maintenir les stipulations des traités,
en décidèrent autrement ; mais tandis que le second
réclamait le payement des droits entre ses mains en
espèces et immédiatement, le premier se contentait
d'obligations ou billets conditionnels (promissory
notes), qui deviendraient payables aussitôt que les
troupes impériales auraient repris possession de la
ville.

Mais ce qui compliqua la situation, c'est que les
consuls de Hollande et des villes hanséatiques sui-
virent l'exemple de M. Edan et autorisèrent leurs
nationaux à ne payer aucun droit ; étant négociants
eux-mêmes, ils étaient juge et partie. Naturelle-
ment, Anglais et Américains réclamèrent pour leurs
pavillons les avantages accordés aux autres nations.
Le commissaire américain Humphrey Marshall,
prédécesseur de Mac Lane, sans reconnaître la récla-
mation de ses nationaux, avait, le 20 janvier 1854,
déclaré le port libre et le traité abrogé ; ce qui avait
permis aux navires américains Oneida et Science de
quitter Chang-Haï sans payer de droits. A leur tour,
les maisons de commerce anglaises de Chang-Haï,
Blenkin, Rawson et Cº, Gilman, Bowman et Cº,
Smith, Kennedy et Cº, etc., y compris les Parsis,
D. Burjarjee, Dhurumsey, Poojabhoy, A. Ha-
bebhoy, Cowasjee Pallanjee et Cº, adressèrent
une lettre de protestation contre le payement des
anciens droits à Sir John Bowring, alléguant le