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0246 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 246 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000289
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deux années auparavant par le souverain de cette
place forte à Diogo Lopes de Sequeira ; peut-être
voulut-il également tirer profit des renseignements
que, suivant quelques auteurs, lui aurait donnés le
voyageur italien Varthema ; dans tous les cas, la
possession de Malacca lui était indispensable tant
pour assurer sa domination sur l'Islam dans l'océan
Indien que pour s'ouvrir une route vers l'Extrême-
Orient. Il se dirigea vers Sumatra, fit relâche à Pedir,
puis se rendit à Pacem, où s'était réfugié Naoda-
begua, l'un de ceux qui avaient pris part à l'attaque
des Portugais à Malacca ; Naodabegua, qui cherchait
à s'enfuir pour porter à Malacca la nouvelle de
l'arrivée d'Albuquerque, fut tué après un combat
acharné sur le bateau qui le portait ; Albuquerque
emmena sous sa protection Zainal, sultan détrôné
de Pacem, qu'il promit de rétablir dans ses possessions
s'il se reconnaissait vassal de D. Manoel, et enfin il
jeta l'ancre près d'une petite île du port de Malacca,
où mouillaient plusieurs bateaux chinois, le 1er juil-
let 1511.

Immédiatement les Chinois vinrent offrir leurs
services à Albuquerque, qui, le lendemain de son
arrivé recevait les envoyés de Mahmoud Châh
chargés de le saluer ; le sultan de Malacca essayait
de se disculper des mauvais traitements infligés aux
Portugais en rejetant la faute sur un subordonné.
Avant toute discus-ion, Albuquerque réclama la
mise en liberté des Portugais retenus prisonniers, la
permission pour eux de venir le trouver, et la resti-
tution de leurs biens qui avaient été pillés.

Avec 9.000 canons de fer et de fonte, un nombre
considérable de soldats et des munitions en abon-
dance, en réalité Mahmoud Châh ne cherchait qu'à