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0279 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
極東の地理と歴史 : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / 279 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000289
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La Chine a eu de bons ouvriers, mais jamais un
Praxitèle ou un Lysippe. Certes, la peinture de la
la Chine et de l'Asie Centrale a infiniment plus de
valeur au point de vue de l'art, et tel motif d'orne-
mentation trouvé à Tourfan soutient avantageuse-
ment la comparaison avec les meilleures enluminures
du moyen âge postérieur de l'Europe. Il n'en est
pas de même de la sculpture.

Pendant fort longtemps, on n'a eu, en Europe,
que des notions bien vagues sur l'art chinois, rejeté
complètement dans l'ombre, sans que l'on sût au
juste ce qu'il était, par l'art éblouissant mais plus
superficiel du Japon. En ce qui concerne la sculpture,
on peut dire qu'on n'en connaissait à peu près rien ;
si, un vaste panthéon de poussahs, de divinités bis-
cornues, de géants roulant des yeux terribles ou de
buddhas à l'air placide, peuplant les temples innom-
brables qui couvrent la Chine. On connaissait aussi
ces personnages et ces animaux colossaux de pierre
qui bordent les tombeaux des premiers empereurs
Ming, du xve siècle, à Nan King, et du xvie siècle,
aux environs de Pe King. Ceux qui avaient fait des
excursions aux environs de la capitale chinoise
avaient contemplé aussi les grandes scènes sculptées
du Pi yun seu, mais c'est à peu près à cela que se
bornait ce que nous savions d'un art qui mérite
cependant d'attirer d'une manière sérieuse l'atten-
tion de l'archéologue et de l'artiste. Il faut le dire,
ce sont les Français qui ont donné à l'archéologie de
la Chine toute son ampleur ; on peut ajouter qu'elle
était totalement inconnue, il y a une dizaine d'an-
nées, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai cru
utile d'en parler aujourd'hui.