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0286 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 286 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000289
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actuelle de Bihar ; elle a été probablement connue
des Chinois vers notre ère par l'intermédiaire des Ta
Yue-Tche, peuple chassé par les Hiong-nou ou Huns,
du Nord de la Chine dans l'Asie Centrale. De la
Chine, le bouddhisme s'étendit en Corée (372 après
J.-C.), puis au Japon, où il ne pénétra qu'en 552.
La Mongolie et la Mandchourie reçurent leur religion
du Tibet. C'est avec cette religion, qui a pris une
expansion formidable, que l'art du Gandhara s'est
répandu à travers l'Asie Centrale, jusqu'au Japon et
jusqu'à Java. Mais on est naturellement conduit à
se demander quels étaient les chaînons qui reliaient
l'Inde à l'Extrême-Orient, et particulièrement celui
qui rattachait en Chine l'Asie Centrale au Japon ?

Ce chaînon, nous le retrouvons dans les sculptures
bouddhiques qui ornent les grottes de Yun Kang, à
une quinzaine de kilomètres de la ville de Ta T'oung,
dans la partie septentrionale de la province du Chan
Si. D'un texte historique, signalé par M. Chavannes
dès 1902, il appert que ces monuments ont été exé-
cutés au ve siècle de notre ère, sous la dynastie des
Wei du Nord, de race toba, c'est-à-dire non chinoise,
qui emprunta très probablement ses modèles à
Tourfan. Yun Kang est situé au pied d'une paroi de
pierre très friable, percée, sans aucun doute de la
main de l'homme, d'une multitude de grottes dont
les parois sont recouvertes de sculptures et l'intérieur
meublé d'une foule de divinités. Ces grottes furent
visitées par notre compatriote, M. DE LESDAIN, qui
toutefois ne paraît pas en avoir compris toute l'im-
portance. M. Chavannes, dans son voyage de 1907,
a, au contraire, relevé avec le plus grand soin ces
sculptures dans tous leurs détails et dans leur en-
semble. Tantôt l'on trouve, sur les parois de ces