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0035 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3 / Page 35 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000289
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ger, désignés en français sous le nom de marchands
*hanistes*, et en anglais sous le nom de « *hong* mer-
chants ».

L'assemblée de ces marchands hanistes que prési-
dait le hoppo, constituée en 1720, se nommait le
*Co-hang* ; le nombre de ses membres a varié suivant
les époques : il était de 10 en 1787, lors du voyage
de d'Entrecasteaux ; de 12 en 1793, de 14 en 1808 ; il
n'était que de 13 en 1834, lorsque cessa en Chine le
privilège de l'East India Company.

L'un de ces marchands hanistes était générale-
ment responsable au point de vue chinois du navire
dont il était le consignataire. Aussi des habitudes
se formèrent, chaque nation différente choisit
comme correspondant commercial tel marchand
haniste plutôt que tel autre ; c'est ainsi qu'au com-
mencement du XIXe siècle, le plus célèbre de ces
marchands, *Houqua*, était l'intermédiaire préféré
des expéditeurs des États-Unis d'Amérique1.

La tyrannie du Co-hang l'avait fait dissoudre en
théorie en 1771 et à l'époque de la visite de d'Entre-
casteaux, c'était *Pan-ke-Koua* qui était le représen-
tant le plus important et le plus autorisé de ces
marchands privilégiés.

Naturellement, le privilège de ces hanistes com-
portait des droits et — disons-le — des pots-de-vin
considérables payés au mandarin. Le gouverneur
général et ses subordonnés, à court d'argent,
avaient recours au hoppo, qui, obligé de faire face
aux besoins de ses supérieurs, pressurait les
hanistes : ceux-ci mettaient à contribution les