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0105 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3 / Page 105 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000289
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embarqués à Manille, je n'en débarquai à Pondichéri
que douze. Les autres avaient péri pour n'avoir pas
eu assez d'air. Je ne trouvai dans cette colonie aucun
secours pour sauver ces douze plants desquels sept
périrent encore à Pondichéri par les vents de terre.
Je demandai inutilement à M. Dupleix quelque assis-
tance pour retourner à Manille et suivre ma mission.
Ce Gouverneur, à qui de petites passions étrangères
ont souvent fait faire de grandes fautes, approuva
d'abord ma proposition, il trouva ma demande rai-
sonnable, mais dans le même instant, il refusa de
s'y prêter, en me disant en termes formels (ce qu'on
aura de la peine à croire) que je ne devais pas igno-
rer que son épouse ne pouvait me souffrir¹.

Je renvoyai de Pondichéri à Manille un emploié
indien qui m'avait suivi dans tous mes voiages, je le
chargeai de mes lettres pour le Sᵉ Oscotte, et lui
donnai les instructions nécessaires pour entretenir
une correspondance avec ce Gouverneur de Sam-
buangan.

Le dix-neuf Octobre de la même année 1753, je
mis dans le Rouillé², sur lequel je m'embarquai pour
l'Isle de France, trois des plants qui me restaient, et
je chargeai les deux autres sur le vaisseau le Lys³,
qui partait en même temps que le Rouillé. Je crus
devoir ainsi partager les risques, et je pris les pré-
cautions convenables pour que lesdits plants fussent
soignés sans être connus.