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0118 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3 / Page 118 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000289
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l'accueil que je pouvais désirer. Je pris des informa-
tions sur ce que j'avais oui dire à Sambuangan et à
Larentoue, que l'isle de Timor produisait quelques
épiceries. Je m'ouvris au Gouverneur sur le motif de
ma relâche et je le mis dans mes intérêts. Ce gou-
verneur, après avoir pris les informations conve-
nables, envoya son secrétaire dans les provinces
orientales de l'isle et dépêcha deux naturels dans la
partie opposée pour aller à la recherche des plants
suivant les connaissances qu'on lui avait données à
ce sujet.

Quinze jours après le Secrétaire revint avec de
grandes caisses contenant plusieurs petits plants
adhérens chacun à une noix que je reconnus pour
être une muscade tant par sa forme que par l'em-
preinte du macis gravée sur sa coque ; je reconnus
également les jeunes plants à la forme et position
de leurs feuilles pour être des muscadiers, mais
ayant ouvert quelques noix, je les trouvai presque
sans aromate et par conséquent d'une espèce bien
inférieure à celle dont j'avais eû les plants à Manille
en 1751 et que j'avais transportés à l'Isle de France,
en conséquence je déclarai au Gouverneur et à son
Secrétaire que je regardais ces plants comme d'une
espèce sauvage qui ne pouvait servir que pour la
curiosité, cependant je les transportai au nombre de
onze et les fis porter à bord.

A peu près dans le même tems revinrent les deux
Timoriens qui avaient été expédiés dans la partie
occidentale de l'isle ; ils s'étaient égarés dans les
forests et ne rapportèrent rien.

Je passai encore quelques jours dans cette rade
pour conférer avec le Gouverneur de Timor sur les
moyens qu'il pouvait avoir par sa place de réussir à