National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
|
|
Color Thumbnail -
Table of Contents -
Page Number -
Biliographic Information (Metadata) -
Caption -
Color Image -
Gray HighRes. Image -
Facing Pages -
Graphics -
| 0215 |
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3 |
Citation Information
OCR Text
ciers français. Les talents distingués de quelques-uns et la
fidélité avec laquelle il fut servi de tous le confirmèrent
dans cette haute opinion que l'Evêque d'Adran avait su lui
inspirer pour notre nation.
Toutes ces circonstances ne sont-elles pas de nature à encou-
rager les Français à chercher à rétablir avec ce pays là, des
relations commerciales qui n'existèrent jadis qu'en projets que
les malheurs des temps empêchèrent toujours de réaliser ?
Le temps est venu, ce me semble, où le commerce français
peut se livrer avec confiance à des spéculations vers cette
partie de l'Inde. Toutefois je ne voudrais pas assurer que les
premiers voyages eussent un plein succès. L'interruption de
toute espèce de communication pour ce pays là a été trop
longue pour qu'on puisse espérer d'y réussir complètement
dans une première opération isolée et inattendue.
Ainsi que je l'ai déja observé, les Chinois et les Portugais
exportent tous les ans à peu près la totalité des produits que
le pays peut fournir dans l'état actuel de son agriculture. Il
est douteux par conséquent, qu'un navire français que rien
n'aurait annoncé d'avance pût y trouver dans un premier
voyage de quoi fournir sa cargaison entière.
Ce n'est donc que par l'établissement d'une maison euro-
péenne parmi ces peuples que l'on peut prévenir un tel incon-
vénient ; parce que ces gens-là assurés, par l'effet de cet éta-
blissement même, de débouchés plus considérables qu'ils n'en
ont eu jusqu'à présent, se porteraient d'avantage à la culture
de ces articles qui formeraient la base de nos chargemens ; et
nous en obtiendrions nous-mêmes la certitude de trouver en
tout temps en Cochinchine des produits suffisans pour charger
nos vaisseaux.
Un autre objet non moins important de l'Etablissement que
je propose, serait d'y faire naître parmi les habitans le goût
de ces objets produits de notre sol et de notre industrie que
notre commerce pourrait leur fournir ; quoique les Cochin-
chinois aient, en général, une très-haute idée de ce qui vient
d'Europe, ils ont eu jusqu'ici si peu d'occasions de s'en pro-
curer et d'en faire usage, qu'ils n'ont pu en contracter et
bien moins encore d'en répandre le goût ; il serait donc fort
difficile pour ne pas dire impossible, d'y vendre dans un pre-
mier voyage pour une forte somme de ces mêmes objets.
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
11
.
.
.
.
|
.
.
.
.
21
.
.
.
.
|
.
.
.
.
31
.
.
.
.
|
.
.
.
.
41
.
.
.
.
|
.
.
.
.
51
.
.
.
.
|
.
.
.
.
61
.
.
.
.
|
.
.
.
.
71
.
.
.
.
|
.
.
.
.
81
.
.
.
.
|
.
.
.
.
91
.
.
.
.
|
.
.
.
.
101
.
.
.
.
|
.
.
.
.
111
.
.
.
.
|
.
.
.
.
121
.
.
.
.
|
.
.
.
.
131
.
.
.
.
|
.
.
.
.
141
.
.
.
.
|
.
.
.
.
151
.
.
.
.
|
.
.
.
.
161
.
.
.
.
|
.
.
.
.
171
.
.
.
.
|
.
.
.
.
181
.
.
.
.
|
.
.
.
.
191
.
.
.
.
|
.
.
.
.
201
.
.
.
.
|
.
.
.
.
211
.
213
214
215
216
217
.
.
.
221
.
.
.
.
|
.
.
.
.
231
.
.
.
.
|
.
.
.
.
241
.
.
.
.
|
.
.
.
.
251
.
.
.
.
|
.
.
.
.
261
.
.
.
.
|
.
.
.
.
271
.
.
.
.
|
.
.
.
.
281
.
.
.
.
|
.
.
.
.
291
.
.
.
.
|
.
.
.
.
301
.
.
.
.
|
.
.
.
.
311
.
.
.
.
|
.
.
.
.
321
.
.
.
.
|
.
.
.
.
331
.
.
.
.
|
.
.
.
.
341
.
.
.
.
|
.
.
.
.
351
.
.
.
.
|
.
.
.
.
361
.
.
.
.
|
.
.
.
.
371
.
.
.
.
|
.
.
.
.
381
382
Copyright (C) 2003-2026
National Institute of Informatics
and
The Toyo Bunko. All Rights Reserved.