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0296 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3 / Page 296 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000289
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Le roi, instruit par là des chances malheureuses
du commerce, devint dès lors plus traitable en
faveur du navire le Larose. Il avait pardonné à ce
navire les droits d'ancrage, parce que, disait-il, il
m'avait ramené dans ce pays; mais ce pardon n'a
pas été moins dû à l'effet des dépêches dont le roi a
bien voulu m'honorer, et aux sentiments même du
prince envers les Français, puisque le navire fran-
çais, la Constance, arrivée ici des Isles de France et
Bourbon peu après le Larose, a été comme ce der-
nier exempté de tous droits. Il est vrai que le capi-
taine de la Constance était porteur d'un contrat du
roi que lui avait cédé M. Rey, capitaine du navire le
Henry, venu deux fois en Cochinchine; mais il n'en
avait que fort mal exécuté les clauses.

Outre le pardon de l'ancrage accordé à ces deux
navires, le prince comme je l'ai fait entendre plus
haut, avait fait achat de la presque totalité de leurs
cargaisons, quoiqu'il n'ait contracté avec le Larose
aucun engagement, et que le capitaine de la Cons-
tance n'eut point satisfait à ses commandes en pro-
duits d'Europe.

Il a toujours donné les ordres les plus sévères
pour que les livraisons de sucres et les réceptions
des objets d'Europe se fissent suivant le même mode,
et conformément à ce qu'exige l'équité. Les navires
ne manquent pas au reste des facilités désirables
pour le débarquement des cargaisons d'aller, et pour
l'embarquement de celles de retour; et pour ce qui
concerne les achats faits par le roi, il tient toujours
à leur disposition les valeurs en numéraire. Il ne
veille pas moins aujourd'hui à ce que les princes ses
frères et les princesses fassent exactement solder le
montant des achats qu'ils ont pu faire, et a réprimé,