National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0039 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.3 / Page 39 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000289
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

toreries, c'est à dire de pénétrer dans la ville ou les
faubourgs indigènes; il était défendu de leur ensei-
gner la langue chinoise, etc. Après chaque expédi-
tion, les étrangers retournaient à Macao, qui se trou-
vait être ainsi le port d'attente de Canton.

Il y avait donc en quelque sorte vie double et, par
suite, dépenses doubles, pour un agent étranger en
Chine. Dès que l'expédition des navires était termi-
née à Canton, il était obligé par les Chinois de des-
cendre à Macao. On peut dire qu'il passait la moitié
de l'année à Canton et l'autre moitié à Macao; d'où
nécessité d'une maison à Canton, d'une autre à
Macao; par suite, obligation d'avoir deux gardiens.
Il fallait tenir compte du double voyage annuel de
Canton à Macao et de Macao à Canton. Avec les frais
de nourriture, etc., on arrivait facilement à un
chiffre de 15.000 livres tournois.

Examinons maintenant quelle était la situation de
la colonie et du commerce français à Canton.

Lorsque la Compagnie des Indes fut dissoute le
6 avril 1770, la création d'un consulat à Canton fut
décidée; une ordonnance royale du 3 février 1776
fut rendue en conséquence: le sieur Vauquelin fut
nommé consul, et le sieur Philippe Vieillard, chan-
celier; Vauquelin étant mort le 23 septembre 1782,
Vieillard devint vice-consul¹.

Malgré des circonstances souvent adverses, une
direction parfois ignorante et négligente à Paris,
des agents médiocres, pour ne pas dire plus, à
Canton, le commerce de l'ancienne Compagnie des
Indes fut toujours fructueux en Chine.

La guerre d'Amérique avait porté un coup funeste