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0156 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4 / Page 156 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000289
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l'envoi ultérieur d'un agent du Roi à Pe-king, de prédisposer
les sommités chinoises à un cérémonial précédemment inusité.
Par la même occasion, et tant que l'usage des exequatur n'aura
pas été réglé par un traité, il a été compris par les autorités
que les Consuls du Roi, envoyés en Chine, se présenteraient,
à leur arrivée, avec une lettre du Ministre Secrétaire d'État
des Affaires étrangères pour l'autorité de leur résidence.

Ce rapport serait incomplet, M. le Ministre, si j'omettais
d'y relater les honorables souvenirs que le Vice-Roi de Canton
a conservés du Commandant Cécille, dont le nom revenait
fréquemment dans la conversation, et pour lequel ce haut
fonctionnaire manifeste la plus profonde estime. C'est cette
même maison de Po Tin quoua qui avait servi, à l'époque de
la guerre, aux conférences du Commandant de l'*Erigone* avec
les hauts dignitaires de l'Empire.

Je suis, etc.

*(Sig.)* : Cte de Ratti-menton.

Altesse¹,

Dès que le Gouvernement de S. M. l'Empereur des Français
a été informé de l'heureux rétablissement de la paix, sa pre-
mière pensée a été de nommer à Canton un Consul en titre. Il
a cru que cette mesure pourrait contribuer à donner plus d'ex-
tension aux relations déjà si anciennes entre les empires de
Chine et de France et tout porte à espérer que cette pensée se
réalisera. Toutefois, dans l'état actuel des choses et malgré
la bonne harmonie qui s'est perpétuée entre les deux Empires
pendant plus de deux siècles, S. M. l'Empereur des français,
mon Auguste Maître, ne désire pour ses sujets que la partici-
pation aux mêmes privilèges dont jouissent les autres nations
dans le Céleste Empire. J'ai l'honneur de prier en conséquence
V. A. d'avoir la bonté de me remettre un document muni du
grand sceau, semblable en tous points à celui qu'ont obtenu
les Anglais et les Américains pour ce qui concerne leurs rap-
ports à venir avec ces contrées. Ce document sera envoyé par
moi au Gouvernement de S. M. l'Empereur des Français, qui