National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0109 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4 / Page 109 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000289
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

2o Restitution par l'Angleterre des autres points occupes
en ce moment par ses troupes.
3o Ouverture des principaux ports de la Chine aux navires
de commerce de toutes les nations amies, avec fixation d'un
tarif de douanes et abolition de l'intervention politique des
« Hong-Merchants » (Hanistes).
4o Résidence d'Ambassadeurs ou Ministres plénipoten-
tiaires de la Grande-Bretagne et des puissances amies, à
Peking, — ainsi qu'établissement d'Agens consulaires dans
les différents ports de Chine ouverts au commerce.
5o Payement par la Chine d'une certaine somme pour cou-
vrir les frais de la guerre.
6o Indemnité au commerce anglais pour la saisie de l'opium.
. 7o Règlement de la question de l'importation de l'opium.
Sur la question de savoir si la France consentirait à inter-
venir comme médiatrice, je me contentai de faire observer :
que la solution de cette question dépendait d'une foule de
circonstances ; qu'il fallait, avant tout, que la médiation fût
demandée d'une manière formelle et convenable par la Chine ;
que l'Empereur devait être consulté à cet égard, si le Com-
missaire impérial n'avait pas les pouvoirs nécessaires ; qu'il
était urgent de prendre un parti ; que j'étais prêt à contribuer,
autant que cela était en mon pouvoir, à faire connaître la
vérité à S. M. I. sur la situation actuelle ; que la France avait
intérêt à ce que la question pendante entre les deux puis-
sances belligérantes fût réglée d'une manière honorable pour
la Chine et avantageuse non seulement à la Chine, mais à
tous les peuples civilisés ; que je parlais sous l'empire de cette
conviction, mais, que je devais, dans l'état actuel des choses,
me borner à offrir de transmettre au Gouvernement du Roi
l'expression du désir que le Gouvernement chinois pourrait
juger à propos de manifester relativement à la médiation de
la France. Dans le cours de la discussion qui s'engagea sur
ces divers points et qui dura trois heures, je pus me convaincre
de l'extrême répugnance que les grands Mandarins éprouvaient
à tenter de faire arriver la vérité jusqu'à leur souverain et des
difficultés sans nombre que les usages, les règles sévères de
l'étiquette et les règles plus sévères encore qui président aux
relations officielles des autorités chinoises avec les étrangers,
doivent apporter, longtemps encore, à l'expédition des affaires