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0136 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4
極東の地理と歴史 : vol.4
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4 / 136 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000289
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OCR読み取り結果

annoncer mon arrivée et l'inviter en même temps à venir me
faire la remise des archives et de tout le service. Ma lettre lui
parvint le lendemain, mais à mon grand étonnement la réponse
se fit attendre huit jours. Je l'avais également averti qu'il
n'eût plus à s'occuper d'aucune affaire avec l'autorité locale,
car j'avais été déjà prévenu que, plusieurs mois avant, M. Du-
bois de Jancigny avait été engagé dans une question de faux
mandarins, ce qui avait jeté sur notre caractère français un
très mauvais vernis. Dès qu'il fut près de moi, M. Challaye
me proposa le concours de M. Dubois de Jancigny ; comme je
ne lui croyais pas le pouvoir d'engager la responsabilité du
Gouvernement du Roi, je refusai péremptoirement et ajoutai
que je ne voulais pas m'associer d'ailleurs aux actes d'une per-
sonne qui avait dénoncé et fait dénoncer par M. Challaye
dans des lettres officielles adressées au Gouvernement du Roi
deux officiers supérieurs de la Marine royale. En attendant, il
me prévint que le Kouang-tcheou fou et une autre personne
envoyée, disait-il, par le Vice-Roi de Canton pour conférer
avec M. Dubois de Jancigny allaient arriver le lendemain.
Or, vous verrez, M. le Directeur, par la lettre ci-jointe de
M. GUILLET¹, missionnaire, lequel est très lié avec le mandarin
de Macao, que la visite m'était destinée. Le Kouang-tcheou
fou arriva et comme on lui avait dit que je demeurais chez
M. Dubois de Jancigny, il s'y rendit. Informé de ce qui se
passait et ayant vu trois jours s'écouler, j'envoyai M. Rivoire
chez le Kouang-tcheou fou pour des explications. Ce fonction-
naire m'expliqua par lettre qu'il avait ignoré mon arrivée,
mais que maintenant qu'il en était informé il s'empresserait
de venir chez moi ; il annonça que sa visite aurait lieu vers
onze heures du matin. — Au moment où M. Rivoire sortait
de chez l'autorité chinoise, M. Dubois de Jancigny y entrait.
Je ne puis pas savoir ce qui s'y est dit ; mais vers l'heure indi-
quée par le Kouang-tcheou fou, un de ses linguistes arriva tout
effaré, présentant la carte de visite de son supérieur et m'ex-
primant le regret de ce qu'il était obligé de partir immédia-
tement pour Canton, où il était appelé par le Vice-Roi ; je
renvoyai le linguiste avec la carte de visite, en disant que le