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0247 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.4 / Page 247 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000289
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pansion du manichéisme de l'Asie orientale et a per-
mis de juger de la beauté d'un art qu'on croyait
perdu. Le savant chinois Tsiang Fou pense que le
Manichéisme a commencé de pénétrer en Chine sous
les Tcheou du Nord (558-581) et sous les Souei, pen-
dant la période K'ai houang (581-600), mais il me
semble que cette doctrine n'est mentionnée pour la
première fois qu'au VIIe siècle par le célèbre pèlerin
Hiouen Tsang. En 631, un mage nommé Ho lou ou
Ha lou arriva en Chine, et il est alors question des
Moni, mais il paraîtrait que les allusions faites alors
à une religion étrangère s'appliquent plutôt au maz-
déisme, qui florissait au Chen Si dès le Ier siècle de
notre ère, qu'au manichéisme. En tout cas la pre-
mière mention certaine du manichéisme se rapporte
à l'arrivée d'un fou-to-tan persan qui, en 694, fait
connaître à la capitale le Eul Tsoung King ou Livre
des Deux Principes. Nous notons l'arrivée d'un
astronome manichéen en Chine en 719, et sa science
eut certainement une grande influence sur le déve-
loppement de sa religion, qui ne paraît pas avoir
souffert d'un édit de Hiouen Tsoung en 732, qui
déclarait perverse la doctrine de Moni se dissimu-
lant sous le nom de bouddhisme. Les Ouighours
connurent le manichéisme lors de leur occupation
de Lo Yang en 762-763.

Obligé de renoncer à la publication de la Revue
de l'Extrême-Orient, faute de caractères chinois, dès
que je me fus assuré le concours de l'imprimerie
orientale de E.-J. Brill de Leyde, je créai un nou-
veau périodique consacré à l'Extrême-Orient et je
m'associai, comme co-directeur, le docteur Gustave
Schlegel, professeur de chinois à l'Université de cette
ville : ce fut le T'oung Pao, dont le premier numéro
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