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0012 Recherches Archéologiques à Begram : vol.1
ベグラムの考古学調査 : vol.1
Recherches Archéologiques à Begram : vol.1 / 12 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000283
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RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES A BEGRAM

dernière position. J'examinerai dans mon travail les preuves dont il a entouré cette opinion avec l'attention qu'elles paraissent mériter ; mais je ne puis me dispenser de remarquer dès à présent que M. Masson, en plaçant Alexandrie dans la vallée du Ghôrbend, à peu de distance de ce fleuve, qui était sans doute pour les anciens le cours supérieur du Cophes, paraît s'être mis en contradiction avec le récit d'Arrien, suivant lequel Alexandre vint de Bactres à Alexandrie à travers les gorges du Caucase en dix jours de marche, se dirigea ensuite sur Nicée et de là vers le Cophes (1). »

H. H. Wilson remarque de son côté : « Si Begram était Alexandrie, il n'y aurait aucun lieu où nous pourrions nous attendre à trouver Nikæa ; aucun site sur lequel, en relation avec les déplacements d'Alexandre, elle pourrait être vraisemblablement trouvée ; on évite la difficulté en proposant Begram pour Nika et à cela il n'y a pas d'objection majeure (2). »

Cette identification, proposée par H. H. Wilson, admise par Mac Crindle (3), de l'actuelle Begram avec la Nicée d'Arrien n'est plus contestée. C'est plutôt vers Parvân, l'actuelle Djebel—Serâdj, qu'il conviendrait de situer l'Alexandrie du Caucase (4).

L'erreur de Masson n'est, d'ailleurs, que vénielle ; l'importance de Begram, qu'elle représente une ancienne Alexandrie ou une ancienne Nicée, est incontestable. Court et Masson sont, sur ce point, pleinement d'accord ; Court, en déclarant que « c'est dans le Khouhestan (Kôhistân) que l'on remarque les vestiges de la ville de Begram qui remonte à une haute antiquité et sur laquelle nos savants orientalistes ne sauraient porter trop d'attention (S) » ; Masson, en consacrant aux monnaies qu'il eut la chance d'y recueillir, de 1833 à 1836, trois Mémoires publiés dans le Journal de la Société Asiatique du Bengale (6) (J.A.S.B., 1834 et 1836). A tout prendre, est—il si nécessaire de s'épuiser « à chercher les traces d'Alexandre et de ses successeurs » quand on possède sur Masson « l'immense avantage d'avoir

(I) Note de E. JACQUET, Journal Asiatique, r837, I1, pp. 378-379 ; voir à ce sujet: MAC CRINDLE (J. W.), The Invasion of India by Alexander the Great, as described by Arrian, Q. Curtius, Diodoros, Plutarch, Justin and other classical authors; with an Introduction containing a Life of Alexander, copious Notes, Illustrations, Maps and Indices, new Edition, London, 1886, pp. 58-5g.

  1. H. H. WILSON, Ariana antiqua, a descriptive Account of the Antiquities and Coins of Afghanistan ; with a Memoir on the Buildings called Topes, by C. MASSON, Esq., London, 1841, pp. 182-183.

  2. MAC CRINDLE, op. cit., p. 333. « Wilson's view that Nikaia occupied the site of Begram seems preferable to any other. »

  3. Les traditions locales associent constamment Begram et Parvân. Voir appendice.

  4. A. COURT, Mémoires (inédits), vol. III, p. g8.

  5. Il convient également de consulter le chapitre vi du vol. III de Narrative of various Journeys in Balochistan, Afghanistan and the Panjab, including a Residence in those Countries from 1826 to 1833, by CHARLES MASSON, Esq., London, 1842.

Il est à noter que le docteur R. H. Kennedy a fait allusion aux nombreux objets mis au jour à Bugrany (Begram). «Plusieurs milliers de reliques grecques ont été mises au jour dans les ruines de Bugrany, que Burnes suppose être l'Alexandria ad Caucasum, environ vingt milles nord-est de Kaubool (Kabul). »

RICHARD HARTLEY KENNEDY, M. D., Narrative of the Campaign of the Army of the Indus in Sind and Kaubool in 18381839, 2 vol., London, 1840, vol. ll, P. gg.