National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0144 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / Page 144 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000249
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

cependant à me prononcer ici d'une manière formelle. Seule une copie du
Chan hou wang ou peut-être (si la peinture en question a fait partie des
collections impériales des Ts'ing) un exemplaire du Che kiu pao ki nous
permettra de dire si les divergences de textes sont bien en partie imputables
à la peinture même qu'a examinée Wang K'o-yu. S'il en était ainsi, je con-
clurais à une copie relativement moderne, remontant, directement ou indi-
rectement, à l'œuvre de Tch'eng K'i; la méprise des critiques du dix-
septième siècle serait alors énorme. En cas contraire, et si les altérations
sont uniquement dues aux intermédiaires qui nous ont transmis le texte du
prétendu Fou t'ien t'ou, il se pourrait que ce Fou t'ien t'ou représentât vrai-
ment une copie du Keng tche t'ou faite sous le règne même de Kao-tsong,
et éventuellement par Leou Cheou lui-même. Hiang Yuan-pien, Tchang
Tch'eou et Wang K'o-yu ne s'en seraient pas moins trompés sur l'origine
véritable de cette peinture. Ils auraient méconnu l'ancien Keng tche t'ou,
auraient faussement attribué à Kao-tsong la composition de poésies qu'il
n'eût fait que transcrire, et auraient admis à tort l'authenticité d'une
signature apocryphe de Li Song. Par-dessus tout, ils se seraient montrés
incapables de déterminer d'après l'œuvre elle-même ce qui devait être la
manière propre à tel ou tel artiste du douzième siècle ou du treizième. Mais
leur erreur se maintiendrait dans les limites admissibles, puisqu'il s'agirait
bien après tout d'une peinture exécutée sous les Song, dont les poésies
auraient été vraiment écrites de la main de Kao-tsong, et que des cachets
authentiques attesteraient avoir fait partie de ses collections¹.



La peinture vue par Song Lien, celle de Tch'eng K'i éditée en 1769 et
le prétendu Fou t'ien t'ou de Li Song sont les seules copies anciennes du
Keng tche t'ou de Leou Cheou dont j'aie trouvé trace dans les textes. Mais