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0256 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 256 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000289
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plus en terre étrangère ; depuis quelques années, le
conquérant siamois nous a rendu les provinces de
Battambang et de Siem-réap, orgueil de la nation
khmère, qui bénit le peuple puissant qui, en la pla-
çant sous son protectorat, lui rendit du même coup
la liberté et la gloire de son passé.

La restitution des monuments d'Angkor nous
créait de nouveaux devoirs ; il fallait les sauver de la
ruine et les rendre plus accessibles aux visiteurs ;
c'est à cette tâche que Beylié s'employa durant son
dernier séjour en Indochine, avec une science et un
zèle inlassables.
Déjà en 1904, le général de Beylié avait donné un
mémoire sur le Palais d'Angkor-Vat, ancienne rési-
dence des rois khmers, mais ce ne fut que lors de son
dernier voyage qu'il se lança résolument dans l'étude
des monuments du célèbre empire.
Au début de 1909, son tour d'embarquement était
arrivé : il devait partir pour Madagascar, mais obtint
de changer de destination et il se rendit en Indo-
chine. Beylié considérait cette campagne comme la
dernière qu'il aurait à faire avant de prendre une
retraite bien gagnée et il désirait profiter des facilités
que lui donnerait son commandement pour terminer
les recherches qu'il avait entreprises. Son but était
de faire prendre des photographies des édifices, non
seulement dans leur ensemble, mais aussi dans tous
leurs détails, car ils sont aussi remarquables par la
minutie de leur décoration que par leur masse. Dès
son arrivée à Saïgon, Beylié se mettait à l'ouvrage et,
le 6 mars, il me prévenait que l'on prendrait, en
avril 1909, les photographies d'Angkor Vat. Quelques
mois suffirent à mener à bien ce grand travail, et, le