National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0283 Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2
Mélanges d'Histoire et de Géographie Orientales : vol.2 / Page 283 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000289
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

pert, qui découvrit deux lions au nord des piliers,
puis par l'archéologue japonais Sekino, qui publia
le résultat de ses recherches dans la revue japonaise
bien connue la Kokka. Les achats d'antiquité faits
par ce dernier et par ses compatriotes secouèrent
l'apathie des Chinois qui, en 1908, fondèrent une
Association pour la conservation de leurs antiquités
nationales ; par suite, on a réuni six bas-reliefs
dans les bâtiments de la Bibliothèque publique de
Tsi-nan fou, capitale de la province de Chan Toung.

Les scènes représentées dans les sculptures rap-
pellent des événements ou des hommes bien connus
dans l'histoire légendaire de la Chine : les empereurs
mythiques Fou Hi et Niu Koua, dont le corps se
termine en queue de serpent, la tentative d'assassinat
de King K'o contre le grand souverain Ts'in Che
Hoang Ti, la visite de Confucius à Lao Tseu, Toung
Wang Koung, Si Wang Mou, la Mère Reine de l'Oc-
cident, singulier personnage qui a excité la curiosité
des savants d'Occident, dont l'un en a fait la Reine
de Saba, un autre Junon, à laquelle l'empereur
Mou Wang, souvenir du roi Salomon, aurait rendu
visite. Comme on le voit, si les chambrettes funé-
raires de la famille Wou sont en ruines, il est tout de
même possible de les reconstituer ; en revanche, il
existe une chambrette funéraire de l'époque des Han,
qui se trouve dans un état parfait de conservation :
c'est celle du Hiao t'ang chan, située à environ
25 kilomètres au nord-ouest de la sous-préfecture
de Fei-tch'eng. Nous en avons eu une reproduction
à l'exposition d'estampages d'anciennes sculptures
chinoises ouverte au Musée des Arts Décoratifs du
11 janvier au 12 février 1912. Sans qu'on puisse