National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0280 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 280 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

sont visiblement les «seize Po-lo-yen» du Sutrâlankâra, «dans le
cœur desquels il y avait des doutes difficiles à résoudre». Ils com-
posent la Pârdyanaka-samiti, la «réunion des Pârâyanas» du Mahâ-
vansa et représentent les seize brahmanes questionneurs du vieux
Sutta-nipâta (1). Par surcroît ils sont rendus d'une façon véritabl-
ment admirable.

Ce type uniforme revêt ainsi des personnages de noms fort variés.
Sur la figure 168, comme nous en avons déjà fait la remarque,
puisque c'est bien le Bodhisattva qui occupait le milieu du panneau
(cf. fig. 460), le brahmane ne peut guère être que le chapelain du
roi Çuddhodana amenant la fiancée (2). Si c'était au contraire le
Buddha que nous eussions dû restituer par la pensée au centre de
la composition, nous aurions eu affaire au parivrâjaka Mâkandika (3),
offrant au Bienheureux sa fille Anupamâ. Or tel est justement le
cas sur deux scènes complètes, dont l'une est nouvelle (fig. 433)
et dont l'autre (fig. 434 b) nous avait échappé. Ces répliques
prouvent la popularité du motif et l'on conçoit aisément que le
détachement du Maître, refusant une aussi belle fille, pût faire
l'édification des fidèles. Quant à l'acte inconsidéré du père, le texte
l'explique par la beauté personnelle du Buddha, seul pareil à la
«Sans-pareille»: mais il n'en resterait pas moins incompréhensible,
si l'on ne savait d'autre part que la coutume s'était perpétuée chez
certaines sectes Vaisnavas de réserver à leurs chefs religieux les
prémices de leurs filles (4). Son geste est d'ailleurs des plus expli-