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0122 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / Page 122 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000249
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reurs anciennes en guise d'ornement. Et c'est aussi le moyen par où défauts
et qualités ne sont pas cachés l'un par l'autre. — En l'année ki-tch'eou, le
cinquième jour après le chang-yuan (donc le 26 février 1769), ceci a été
écrit de la main de l'empereur. » Suit le cachet de K'ien-long.

A la fin du rouleau, la planche annexe reproduit d'abord deux gros
cachets Yi-fou et Souei-tchaï. Puis vient une note très courte de Tchao Tseu-
tsiun (= Tchao Mong-yu), qui n'a d'autre intérêt que celui de la calligraphie.
Enfin, en caractères plus petits et assez cursifs, nous lisons la notice de
Yao Che qui est ainsi conçue (planche XXXII) :

« Les deux rouleaux ci-dessus du Keng tche t'ou contiennent l'un vingt
et une opérations de labourage, l'autre vingt-quatre opérations de tissage.
Les opérations sont illustrées par des tableaux, accompagnés chacun par
une stance en vers de cinq syllabes. Chaque stance est de huit vers. C'est là
l'œuvre qu'au temps de Kao-tsong (1127-1162) des Song, Leou Cheou de
Sseu-ming (Ning-po), alors sous-préfet de Yu-ts'ien dans [la préfecture de]
Lin-ngan, présenta au trône. Elle est avec l'ode 七月 Ts'i-yue du [chapitre]
豳 風 Pin-fong¹ dans le même rapport [où sont] la doublure et l'étoffe. Les
petits-fils de [Leou Cheou], [Souen] Hong et [Souen] Chen, l'ont gravée sur
pierre avec les poésies. Le neveu de [Leou Cheou], [Leou] Yo, dans la période
kia-ting (1208-1225), alors qu'il était chargé de fonctions ministérielles,
en écrivit le texte en rouge et relata également l'histoire de l'œuvre. De
ces planches, il y a aussi une édition sur bois qui est répandue dans le
monde. L'arrière-petit-fils de maître Tch'eng [lequel reçut le nom posthume
de] Wen-kien, [Tch'eng] K'i, [de son surnom] Yi-fou, est² un gentilhomme
d'une vaste culture. Il a dessiné [les planches] et a écrit en caractères sigil-
laires [les poésies] pour en faire [un objet à] conserver dans sa famille. On
peut dire qu'il connaît ce qui est essentiel. Que ceux qui verront cet [objet]
ne le regardent pas légèrement. — Yao Che de 吳興 Wou-hing a écrit
[cela]. » Suivent les cachets de Yao Che, donnant son surnom, 子敬 Tseu-
king, et son appellation, 筠 老 Yun-ngan³.