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0160 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 160 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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134   L'ART GRÉCO-BOUDDHIQUE.

un aspect tout différent. Si l'arche de leurs baies nous est déjà familière, en revanche leurs toits rectilignes en plan incliné ou en hotte de cheminée (voir fig. /15) suffisent à caractériser un type architectural nouveau. Or il existe également des échantillons isolés de ce style. Parmi les belles ruines bouddhiques qui se dressent à la tête du ravin de Gouniyâr(1), dans la vallée du Swât, un édifice à demi ruiné laisse encore deviner ou, pour mieux dire, impose à l'observateur la forme pyramidale de son faite (fig. Lt9-5o). L'extérieur est carré et l'intérieur est rond. Une sorte de couloir, bordé de murs bas, mène au portail voûté. En face une fenêtre à ouverture carrée, à ébrasement en même temps oblique et cintré, laissait également pénétrer la lumière. Quatre • niches symétriques s'ouvraient dans l'épaisseur des murs que couronnait une coupole. C'était un temple, et, pouvons-nous ajouter, il n'est aucun de ces détails de construction par lequel il ne rentre dans la formule déjà étudiée du vihdra. Mais, vu du dehors, à partir de la corniche, tout change : l'arête rectiligne du faite, dans le seul coin où elle subsiste, dessine avec le rebord un angle nettement marqué. C'en est assez pour prouver que l'édifice en question n'était sûrement pas recouvert d'un dôme, simple ni double, mais bien d'un toit à quatre pans inclinés. Il serait malheureusement difficile, dans l'état actuel du monument, de rien affirmer de plus. Les quatre pans, tous pareils, allaient-ils se réunir en pointe au sommet? Etaient ils au contraire coupés en un point de leur hauteur par un plan horizontal, à la façon d'un tronc de pyramide? Ou enfin, semblables et dissemblables deux à deux, présentaient-ils en façade une ligne de faîtage à laquelle ils se raccordaient, les uns (en avant et en arrière) en forme de trapèzes, les autres (sur les côtés) en formes d'angles? C'est ce que nous laisserions à de plus experts le soin de décider si, par un heureux hasard, Cunningham n'avait relevé sur un bas-relief de Takht i-Bahai la représentation d'une

(I) Ii existe au musée de Calcutta des   dues à M. A.-E. Caddy (no 97o f et i du

photographies des ruines de Guniar (sic),   General List).