National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0019 Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1
Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1 / Page 19 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000290
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

rappelle que le temple Tch'ong-cheng fut réparé par le grand-père
de Touan Long, afin que cette oeuvre pie attirât les bénédictions
célestes sur l'Empereur; elle affirme, à ce propos, le loyalisme dont
n'ont cessé de faire preuve envers la dynastie mongole les Touan,
anciens rois indépendants, devenus gouverneurs de Ta-li. Pour ex-
pliquer ces deux monuments, j'ai été amené à en rechercher d'autres
qui pussent les faire mieux comprendre, et c'est ainsi que chacun
d'eux est devenu comme le centre autour duquel se sont groupés
des textes divers. Les deux estampages de M. Gervais-Courtellement
forment donc le point de départ des deux parties de ce mémoire.

Dans la première partie, j'ai réuni quinze pièces de chancellerie
de l'époque des Yuan; indépendamment de l'intérêt qu'elles peuvent
présenter par les questions qui y sont traitées, elles permettent de
parvenir à l'intelligence du style fort bizarre dont se servaient les
scribes des Empereurs mongols; c'est pour résoudre les difficultés
linguistiques considérables de l'inscription de 1311 que je me suis mis
en quête de documents analogues; cette confrontation nous révèle le
sens, sinon la raison d'être, des tournures étranges que présente la
langue officielle chinoise sous la dynastie mongole.

Dans la seconde partie, j'ai ajouté à la traduction de la stèle que
Touan Long fit graver en 1325, la biographie du sin-ts'iu Je,
c'est-à-dire de Touan Che, qui fut le grand-père de Touan Long.
En outre, puisque cette inscription nous renseigne sur la politique
des Mongols dans le Sud-Ouest de la Chine, je lui ai adjoint un
autre texte épigraphique qui nous fait assister aux mesures de dé-
fense prises en 1255 par les Empereurs de la dynastie chinoise des
Song lorsque l'invasion mongole dans le Yun-nan menaça leur fron-
tière occidentale. Je dois l'estampage de ce dernier monument à
M. Joseph Beauvais, vice-consul de France.