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0037 Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1
Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1 / Page 37 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000290
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d'une comparaison: «C'est comme les cinq doigts qui sortent tous
de la paume de la main; la doctrine bouddhique est semblable à la
paume; les autres religions sont semblables aux doigts».

Quelque état que les avocats du Bouddhisme aient fait de cette
parole ¹), il ne semble pas que Mangou khan ait jamais pris per-
sonnellement des mesures de rigueur contre le Taöisme. Son édit
de 1255 est, somme toute, assez modéré et ne fut pas appliqué
avec une bien grande sévérité. Les Taöistes pouvaient encore con-
server bon espoir. Mais un changement soudain se produisit en
1258, lorsque Mangou khan, lassé de ces discussions théologiques,
remit à son frère cadet Koubilaï le soin de les juger.

Koubilaï, qui avait alors le titre d'héritier présomptif, résidait
à Chang-tou 上都²). Ce fut là que, en 1258, il provoqua une
grande conférence religieuse à laquelle assistaient plus de 300
religieux bouddhistes et plus de 200 religieux taöistes; 200 lettrés
servaient d'arbitres. En tête des deux troupes rivales venaient l'abbé
du temple Chao-lin, chef de tous les Bouddhistes, et l'Homme Véri-
table Tchang, chef de tous les Taöistes ³). Parmi les Bouddhistes,