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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0062 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.3
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3 / 62 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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52   MISSION SCIENTIFIQUE DANS LA HAUTE ASIE.

l'émir qui mourut en quelques instants. Cependant, Nia/. Hakim qui avait eu soin de préparer des chevaux de poste le long de la route, s'enfuit h Khotan oh il arriva le dixième jour. Le fils de Ya `koub, Bek Kouli Bek, conduisit une armée contre l'assassin de son père, le battit, mais ne put s'emparer de lui, car Niaz 'Hakim, qui avait, dés avant la bataille, ordonné de tenir des chevaux prêts sur la route de Tcharkalyk, s'enfuit et passa aux Chinois qui l'accueillirent et, après la conquête du Turkestan, le nommèrent gouverneur de Yarkend. Ils le ménagèrent au point de lui laisser entre les mains un grand nombre de fusils et un canon sans affût et sans roues. Bientôt Niaz Hakim songea ih rallumer la rébellion mal éteinte et s'était déj<< entendu avec quelques personnages importants. Un jour, un charpentier fut appelé chez le préfet chinois pour certaines réparations. Je ne sais quelle faute lui ayant attiré des coups de bidon, il s'écria : « Je ne sais plus oit vivre, on me bat ici, on me bat chez Niàz Hakim. » — « Et que fais-tu chez Niàz Hakim ? » — « Une chose que je ne puis dire. » Sur son refus réitéré d'en dire plus long, on commença à frapper son dos nu Avec un fouet trempé dans la graisse bouillante. La douleur décida le charpentier à dire qu'il fabriquait chez Niaz Hakim un affût de canon. Immédiatement le préfet se rendit chez Niàz Hakim et lui dit : « Le tao t'ai vous appelle, suivez-moi sans retard. » Niaz Hâkim prit avec le préfet la route de Kachgar. En chemin Niaz.Hâkim, par manière de plaisanterie, ôta son bonnet de bek et en coiffa un des hommes qui l'accompagnait: « Par Dieu ! dit-il, tu ás une belle tête de bek ! » — « En ce moment, riposta l'autre, je ne voudrais pas changer ma tête contre la vôtre. » Peu de temps après le préfet faisait mettre Niàz Hakim à mort.

- Tous les vieillards que j'ai interrogés se sont accordés pour me faire un tableau très sombre de la domination chinoise avant la révolte de 1863. Les impôts .étaient très lourds, les fonctionnaires chinois et les bels musulmans alors plus nombreux et plus importants qu'aujourd'hui se rendaient coupables d'exactions sans nombre. Le peuple, accablé sous le poids des dettes, était dans une misère extrême. Le commerce était très faible ; beaucoup de choses que l'on tire aujourd'hui