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0522 Le T'ai Chan : vol.1
泰山 : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / 522 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000293
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on le liait, et la corde dont on se servait était rouge parce-que cette couleur était celle du principe yang dont on désirait assurer le triomphe 1).

D'autres témoignages nous permettent de voir mieux encore comment on procédait, au moment de l'éclipse de soleil, pour attaquer le dieu du sol. Tout d'abord, il semble bien qu'on ne se bornait pas à frapper du tambour; on devait aussi faire un simulacre de combat en tirant des flèches ; cela résulte d'un passage du Tcheou li (article du t'ing che; tr. Biot. t. II, p. 392), où il est question de l'arc

qui servait à secourir le soleil iR   z I . Il devait donc

I) Dans le commentaire de 676 du Heou Han chou (chap. XV, p. 2 r°), on trouve une citation du commentaire du Tcheiou li par Kan Pao (IV' siècle p.C.), où il est dit: „Avec un cordon rouge, on lie le dieu du sol. Le dieu du sol est le principe suprême yin; le rouge est la couleur du feu; le cordon est une sorte de lien. Si le Fils du Ciel bat du tambour auprès du dieu du sol, c'est pour faire des reproches à l'ensemble des influences dérivées du principe yin. Quant aux seigneurs, s'ils offrent des pièces de soie au dieu du sol, c'est pour implorer une divinité qui a rang de seigneur vénérable; s'ils battent du tambour dans leurs cours respectives, c'est pour s'attaquer eux-mêmes après s'être retirés chez eux. Telle est li~a;; manière dont donntt l'homme

saint dompte le principe yin."    ' r~ o /1î± t 'es eie o

ei 0 7i. IR fti *ma. T~ O ~:r, ` - /•%l \~ , l/V !~~ N ~ T7J C ~ A ~ ~~ i ~ -~ O (Dans la dernière

phrase, l'édition de Chang-hai du Heou Han chou donne la leçon

au lieu de le; la leçon F m'est fournie par Tch'en Li, dans SHTKK,

chap. 1212, p. 3 v°).

La première partie de ce texte explique bien quel était le sens du cordon rouge avec lequel on liait le dieu du sol; elle montre en outre que le rite ne pouvait être accompli que par le Fils du Ciel qui seul avait qualité pour traiter le principe yin en inférieur. La seconde partie montre quels étaient les rites suivis par les seigneurs: ceux ci n'osaient pas combattre le dieu du sol; ils se bornaient à lui offrir des pièces de soie; quant à l'attaque simulée, elle avait lieu à la cour du seigneur, et, par là, dit Kan Pao, le seigneur voulait montrer qu'il s'attaquait lui-même, c'est-à-dire qu'il se faisait des reproches comme s'il eût été par sa mauvaise conduite le fauteur des troubles qui se manifestaient dans l'ordre des choses naturelles.