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0072 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 72 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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que son ombre. Tel est du moins le fondement assurément très
large, apparemment solide, sur lequel nous voudrions rebâtir
l'édifice, déjà trois fois écroulé, de l'identification du Vajrapāṇi.

§ IV. Vajrapāṇi.

Le fait a pu prêter à diverses interprétations (1) ; mais il est établi
sur trop de documents pour être contestable. Si nous nous en
tenons aux seuls bas-reliefs reproduits ici, il n'est presque pas une
illustration, de la figure 182 à la figure 282, où nous n'apercevions le
Bienheureux flanqué de cet inévitable acolyte. On ne peut à chaque
fois manquer de le reconnaître grâce à son attribut, le foudre
(vajra) : à la vérité, il partage ce signe de reconnaissance avec
Indra, mais on verra plus loin qu'il est impossible de les confondre
l'un avec l'autre (2). S'il n'apparaît pour la première fois qu'au mo-
ment du « Grand Départ de la Maison », en revanche il ne disparaît
définitivement qu'après le Parinirvāṇa : pendant plus d'un demi-
siècle il reste ainsi attaché aux pas du Maître. Le plus souvent il
semble n'être qu'un spectateur impassible, encore que bénévole,
des incidents qui se déroulent sous ses yeux. Parfois son attitude
un peu équivoque a pu faire douter de ses bonnes dispositions à
l'égard du Buddha : c'est ainsi que, par exemple, sur les figures 227
et 266, il semble détourner la tête avec affectation du péril que
court le Maître ; mais il ne faut pas s'y tromper : ce n'est chez lui
qu'une manière de contenir la juste indignation — clairement
traduite par son geste de la figure 302 — que les adversaires du
Bienheureux lui inspirent. De même l'éclairage défectueux d'une