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0390 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 390 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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Ce coup de maître était-il en même temps leur coup d'essai?
Ce qui est sûr, c'est qu'en l'absence de ce type, il ne saurait être
question, à proprement parler, de l'école du Gandhâra, dont il est
à la fois, si faire se peut, la base et la clef de voûte. Aussi ne
saurait-on trop répéter à quel point son apparition fait date dans
l'histoire de l'art bouddhique. A raison du rôle prépondérant qu'il
assume dès le début, il marque nettement le commencement d'une
ère nouvelle; et bientôt nous le verrons couper en deux le déve-
loppement normal des écoles de Mathurâ et d'Amarâvatî, en atten-
dant qu'il pousse sa diffusion jusqu'aux confins de l'Asie orien-
tale. Sa destinée est si étroitement liée à celle de l'école, qui est
née en l'enfantant, que non seulement on lit l'évolution de l'une
dans celle de l'autre, mais encore qu'on suit conjointement au
dehors de leur pays natal l'expansion de leur influence. Aussi nous
réservons-nous, dans les prochains chapitres, d'en faire le prin-
cipal pivot de notre étude historique. Il en résulte que nous devons
nous interdire pour l'instant toute considération de cet ordre, et
c'est ainsi qu'il ne sera pas question dès à présent des éléments de
classification chronologique que nous pourrions chercher entre les
Buddhas gandhâriens soit dans les attitudes de leurs mains, soit
dans la disposition de leur costume, soit enfin dans le traitement
de leurs cheveux ou de leur nimbe.

Le nimbe. — Il convient cependant de dire ici un mot de ce der-
nier accessoire. Complètement inconnu des imagiers de Barhut et
de Sânchi, nous l'avons vu au Gandhâra se montrer par intermit-
tences sur les bas-reliefs, puis faire preuve chez les icones d'une
rare constance. Le Buddha le partage non seulement avec les Bo-
dhisattvas et les dieux, mais encore avec les demi-dieux et les
rois. En tout état de cause, le sens de cet insigne parle trop claire-
ment à nos yeux d'Européens pour n'être pas dans l'Inde d'im-
portation occidentale. Que ce soit en Égypte ou en Assyrie qu'il
en faille chercher l'origine, c'est apparemment de l'Asie antérieure