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0140 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 140 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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bourse »: car, au contraire, ceux-ci ne sont plus tout à fait du
même monde. Il en est aussi de positives. Signalons par exemple
la faculté définitivement acquise de réunir sans effort, sous une
même dénomination, des créations aussi variées que les figures 364-
367: quand nous aurons étudié la figure stéréotypée du deva
(cf. plus bas, chap. XII), nous comprendrons mieux encore que la
rubrique protéiforme du Yakṣa peut seule autoriser des assimi-
lations à la fois si inévitables et si osées. Enfin et surtout nous tenons
cette fois une explication, infiniment plus proche et moins alam-
biquée que tout à l'heure, de l'attribut aussi constant qu'inattendu
de la lance. Aucun ne saurait mieux convenir en effet à un
« général »: c'est la transcription directe de son titre de senāpati, et
voilà pourquoi il ne s'en sépare presque jamais, quelque type
qu'il adopte. Du moins nous ne voyons d'exception à cette règle
générale que sur les figures 365-366 et 379-381. Partout ailleurs,
les vestiges restés sur la pierre ne permettent pas de douter qu'il
ne la tînt dans sa main cassée, la droite sur la figure 364, la gauche
sur la figure 369. Vraisemblablement cette dernière tenait en outre,
de la droite, une bourse oblongue. Au milieu du socle de la
figure 370, il semble qu'un personnage assis sur un lion — détail
intéressant pour l'iconographie postérieure — fasse danser le
même emblème devant les yeux alléchés des fidèles; et jamais
jusqu'ici ne manque auprès du chef des génies quelque lutin, men-
diant ou joueur (fig. 364-370). Mais l'une des figurines du Louvre
(fig. 371) se contente, comme indice de reconnaissance, d'une
demi-pique; et le curieux est que cela suffise: si bien qu'on peut se
demander si celle-ci ne pourrait servir, pour ainsi dire rétroac-
tivement, à nommer Pāñcika l'un des Yakṣas gardiens de la porte
Ouest de Sânchi (fig. 470). Avec l'autre se montre un attribut
nouveau (fig. 372); de la précédente elle a gardé le nimbe et
a fait passer son épieu dans la main droite: mais dans sa main
gauche, comme dans celle de la figure 373, repose un oiseau qu'on
pourrait prendre au premier abord pour un coq, ce compagnon