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0227 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 227 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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autre chose en tête que de vouloir le déposséder : à preuve que,
lors de la fameuse «visite» (I, p. 492), il daigna lui accorder une
prolongation de règne. C'est pourquoi Indra ne songe même plus
à l'éprouver ainsi qu'il l'aurait fait si souvent, d'après les récits du
Jâtaka, au cours de ses vies antérieures. S'il intervient encore, c'est
en qualité de deus ex machina, pour exécuter ses volontés, voire
pour prévenir ses désirs. Dans cet office il est d'ailleurs secondé par
Brahmâ (1). Presque à chaque fois que le Buddha «conçoit une
pensée mondaine», nous les voyons accourir ensemble afin de la
réaliser séance tenante. C'est côte à côte, ainsi que nous l'avons
constaté, qu'ils assistent le Prédestiné au cours des incidents de sa
vie dernière, depuis la Nativité jusqu'au Parinirvâṇa. Bref, ils sont
trop étroitement associés pour que nous ne soyons pas obligés de
les réunir également dans notre étude.

S'il est rare, en effet, qu'ils soient cités l'un sans l'autre dans les
textes, il l'est encore plus qu'ils paraissent isolément sur les bas-
reliefs. Et là aussi il semble qu'ils soient traités sur le même pied
d'égalité. Ce n'est pas qu'on n'observe entre eux quelques nuances :
mais celles-ci correspondent à des différences de caractère, non à
des distances hiérarchiques. C'est uniquement pour mieux répondre
à leurs idiosyncrasies que, tour à tour, ils se cèdent courtoisement
le pas au gré des événements. Dans le détail, pour des raisons que
nous avons déjà déduites (I, p. 302), les sculptures sont forcément
plus précises sur ce point que les textes : mais dans le fond elles
sont d'accord avec eux (2). Le fougueux Indra se pousse au premier
rang pour recevoir dans ses bras l'enfant royal qui pourra devenir
aussi bien un Cakravartin qu'un Buddha (fig. 152, 154, 158 a,
164a) et occupe la place d'honneur à sa gauche lors des «sept