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0282 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 282 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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ments, l'un du Louvre (fig. 435), l'autre de Lahore (fig. 436) nous
en rendent bien la maigreur et la démarche séniles. Encore serait-il
loisible de le décrire exactement dans les termes dont usent les
textes pour établir le cliché traditionnel du brahmane "coiffé d'un
gros chignon tressé en forme d'œuf, vêtu d'une peau d'antilope,
vieux, courbé comme l'arc d'une charpente et s'appuyant sur un
bâton de figuier . . . (1) ".

Aussi bien ce type est-il fort exactement celui que connaissait
déjà l'ancienne école indienne, tant à Barhut (2) qu'à Sânchi
(fig. 142) et à Amarâvatî (fig. 228). On le revoit sur les sculptures
de l'Inde médiévale (3) : il court encore aujourd'hui les pèlerinages
en la personne de plus d'un sâdhu (4) : car il n'en est guère de plus
tenace. Ajoutons qu'il n'en est pas de plus répandu. Dans tout
l'Orient de l'Asie, il a pénétré en même temps que la civilisation
indienne. On l'aura déjà reconnu chez les « Mahâsiddhas » du pan-
théon tibétain (5). Tout pareils sont les soi-disant « paṇḍits » qui,
sur les murs d'Angkor-Vat, portent si allègrement dans sa litière
le râjahotar ou sacrificateur royal : seulement leur haut chignon
cylindrique est enserré à la base par un rosaire (fig. 518-520). Ce
n'est pas autrement que sont figurés au Boro-Boudour de Java
(fig. 516) les brahmanes qui jouent un rôle dans la légende du
Maître (6). Mais il y a mieux : nous rencontrons le même personnage
parmi les décombres (fig. 532) et sur les murs des sanctuaires de