National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0082 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 82 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

présente ainsi une ressemblance, trop évidente pour être fortuite,
avec un des attributs que brandit Çiva sur les monnaies des Kuṣaṇas
(pl. V, 10)(1) et que l'iconographie a plus tard interprété, par une
confusion facile, comme un tambourin en forme de sablier. Quoi
qu'il en soit, cette arme invincible suffit à distinguer Vajrapāṇi entre
tous les Yakṣas. Elle ne saurait se confondre en effet avec la boule
d'Āṭavika (cf. fig. 253 et 3a3) ni avec la «masse de fer» (ayah-
kūṭa) que brandissent dans les textes d'autres génies(2). C'est tout
à fait par hasard qu'il croit utile de se munir en outre de la large
épée indienne (fig. 140, 227, 270) comme tels de ses congénères
de l'armée de Māra (fig. 306). Il faut avouer d'ailleurs que son
foudre ne laisse pas de l'embarrasser quelque peu. Assurément il
n'ignore pas que cela se tient par le milieu (cf. fig. 184, 189, 191,
193-194, 197, 226, 243, 251, 256, 267, 272, 274, 276, 278,
281, 3a6, 33a), mais fort souvent il se contente d'en faire reposer
l'extrémité inférieure sur la paume de sa main droite ou gauche
(fig. 187, 195-198, 199, 213, 229, 266, 271, 329, 330,
334). Parfois même, mais ceci à titre tout à fait exceptionnel, il
le maintient appuyé d'un bout sur sa hanche gauche (fig. 331)
ou droite (fig. 222). On dirait que, chez lui, la notion du foudre
parfois s'oblitère, avec les résultats connexes que nous avons
constatés, au profit du sceptre de Jupiter, de la massue d'Hercule
ou du caducée de Mercure. Mais si diverses que soient aussi ces
attitudes, toutes rentrent dans une même formule générale que
nous a amicalement suggérée l'admirable perspicacité de M. Barth :
c'est toujours au fond celle du licteur flanquant, faisceau en main,
le personnage consulaire. Or, demanderons-nous, qu'importent, sur
un monument quelconque de l'époque romaine, l'âge, la taille,
la physionomie, l'équipage ou la pose même du licteur? Chez lui,
il n'y a que le faisceau, ou même le fer de hache emmanché dans