National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0122 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 |
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déjà plu à copier, en ce qui concerne la moustache, la mode de
leurs satrapes parthes (1) (fig. 368 et pl. IV, 17 et 19).
En revanche, il ne semble pas que nous devions chercher quelque
influence occidentale dans le fait que la plupart de nos *upāsaka*
de type indien gardent la tête nue : nous verrions plutôt dans cet
usage une marque de la relative humilité de leur position sociale.
Rares sont ceux qui arborent le turban de cérémonie, et plus rares
encore ceux qui le conservent au complet (cf. fig. 359). Pour les
princes eux-mêmes, c'était là une coiffure de ville et non d'appar-
tement (2). Aussi Hiuan-tsang a-t-il cru pouvoir énoncer cette règle
générale que les Indiens « portent un petit nœud de cheveux sur le
sommet de la tête et laissent pendre le reste ». C'est justement à
cette mèche relevée sur le haut du crâne que se reconnaissent toujours
les Hindous : et, si ceux d'aujourd'hui rasent volontiers le reste de
leur chevelure, la remarque de Hiuan-tsang fournit une description
fort exacte de celle de nos vieux donateurs, là du moins où le dé-
tail s'en laisse apercevoir d'une façon distincte (fig. 346 et 358).
On verra non moins clairement sur tels fragments de Lahore
(fig. 355) ou du Louvre (fig. 356-357) comment, chez d'autres,
les cheveux étaient coupés en rond sur le front et tout autour de
la tête, avec ou sans chignon (cf. fig. 348). On notera par ailleurs
que les paysans (fig. 175 et 197) ne sont pas autrement coiffés.
De quelque point de vue qu'on l'envisage, la classe où se recru-
tent nos donateurs s'étend bien sur toute la zone intermédiaire
entre les petites gens et les grands seigneurs ; ainsi s'explique l'ex-
trême variété de leurs types, tant pimpants que modestes, tant
indigènes qu'immigrés.
De cette constatation il résulte d'abord que nous avons à
présent toutes raisons de ranger dans cette catégorie l'immense
majorité des têtes en mortier de chaux que les fouilles nous ont
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