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0092 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 92 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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unes comme se mêlant un peu plus directement à l'action (cf. I, p. 434) :
ce sont d'ailleurs des divinités sensiblement du même ordre, c'est-
à-dire en somme d'un rang peu élevé. Nous ne croyons pas qu'il
faille en excepter Sthâvarâ, la « grande déesse » Terre, dont le rôle
demeure des plus subalternes : quand, pareille à Gê, elle apparaît
à mi-corps(1), c'est seulement pour rendre témoignage au futur
Buddha (fig. 200 b, 341 et 401 ; cf. I, p. 398 et 407), voire même
pour souler les pieds de son cheval (fig. 181 ; cf. I, p. 359-360).
En pied ou en buste se montrent les deux nagara-devatâ qui per-
sonnifient les cités de Kapilavastu et de Çrâvastî : la première se
désole du « grand départ » (fig. 182-184 ; cf. I, p. 360), la seconde
se réjouit du « grand miracle » (fig. 459 b) ; mais toutes deux portent
au front la couronne crénelée restée traditionnelle dans notre art(2).
A côté de ces récentes créations d'une symbolique raffinée, les
divinités des arbres — objet d'un culte immémorial(3), mais bien
moins nettement caractérisées — ne laissent voir que la moitié de
leur corps(4). Rappelons les dryades qui s'éplorent dans le feuillage
des arbres du Parinirvâṇa (fig. 276, 277, 279 ; cf. I, p. 562).
Quant à la devatâ de l'arbre de la Bodhi (fig. 199, 200, 401), nous
hésitons à la citer, pour la raison que les monuments semblent in-
certains, tout comme les documents écrits, sur son véritable sexe(5).
Toutefois, d'après les textes postérieurs(6), ces divinités sylvestres