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0164 Les documents chinois découverts par Aurel Stein dans les sables du Turkestan Oriental : vol.1
Les documents chinois découverts par Aurel Stein dans les sables du Turkestan Oriental : vol.1 / Page 164 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000255
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te

1 Cette lecture et cette interprétation sont celles qui résultent

des remarques de Kiu Tchong-jong   = (cité dans le
Kin che siu pien, chap. i, pp. r v°-2 ro); elles sont approuvées par le Pou houan yu fang pei lou, chap. i, p. 3 v0, et paraissent donc avoir rallié la plupart des épigraphistes chinois. La seule objection qu'on puisse leur adresser, c'est qu'elles esquivent bien aisément toutes les difficultés en voyant des noms propres dans tous les endroits où le texte est obscur.

2 Wang 011ang avait ordonné que tous les marquis

prissent le titre de vicomtes   ; l'auteur du Kin che siu pien

(ch. i, p. 2 v0) en conclut que l'expression    

pourrait désigner à l'époque de Wang Mang le seigneur de Lai qui aurait pris le titre de vicomte - - tout en conservant son ancien titre de marquis 4. Il convient d'ailleurs de

rappeler que la lecture

a Les mots

n'est pas d'une certitude absolue.

/ A me paraissent difficiles à expliquer

dans ce système d'interprétation.

130   DOCUMENTS DE L'ÉPOQUE DES HAN

On peut alors traduire comme suit 1:

` La troisième année (r 6 p. C.) de la période tien fong du règne qui prend son point de départ à la première fondation de la dynastie, le treizième jour du deuxième mois, Lai Tseu-hcou, voulant faire un tumulus (sur la tombe) de Tche ,den-siang, a chargé Tch`ou Tseu-che et d'autres d'employer plus de cent hommes (à ce travail). Que, plus tard, parmi nos descendants, personne ne détruise (ce tumulus).'

Une autre explication suppose la lecture   , au lieu de   , pour le quatrième caractère de la colonne iv, et

~1   , au lieu de a, pour le deuxième caractère de la colonne v. On dira alors qu'il s'agit ici du

la lecture ~ ou   '

don que le marquis de Lai fait de son territoire à ses enfants ; on traduira donc :

La troisième année (16 p. C.) de la période rien fong du règne qui prend son point de départ à la première fondation de la dynastie, le treizième jour du deuxième mois, le marquis de Lai 2, en faveur de ses enfants, fait l'acte de leur conférer son apanage pour fournir à ses fils de quoi manger et subvenir à leurs autres besoins ; ils sont au nombre de plus de cent ; que, plus tard, ses descendants ne laissent point dépérir (cet apanage).'

D'autres interprétations sont encore possibles.

Quelles que soient les divergences d'opinion sur le véritable sens de cette inscription, ce qui reste certain c'est qu'elle exprime la date en faisant précéder du terme che-kien-kouo le nom de la période d'années. Comme l'inscription de la cloche pour frapper les heures, et comme celle de la règle de cuivre, elle confirme donc l'usage dont la fiche exhumée par M. Stein présente un autre exemple ; d'ailleurs cette fiche n'est pas seule de son espèce ; nous rencontrons ailleurs (NOB 482 et 307) la date de la première année che-kien-kouo tien fong (14-15 p. C.), et celle (Nos 368 et 369) de la quatrième année che-kien-kouo tien fong (17 p. C.).

Passons à l'examen du premier registre de la fiche que nous étudions en ce moment et considérons d'abord

les mots et tt ,   pi f

Touen-tö   T est le nom que l'usurpateur Wang Mang avait donné à la commanderie de Touen-houang

letW(T s'ien Han chou, chap. xxviii, b, p. 2 v°). Nous avons eu d'ailleurs l'occasion de constater (N° 449) que, peu avant l'accession au trône de Wang Mang et pendant les premières années de son règne (N° 367), le nom de Touen-houang avait dû être changé contre celui de Wen-tö.

Pou-kouang e   est le nom d'une forteresse qui est mentionnée dans le Ts'ien Han chou (chap. xxviii, b,

p. 2 v°, ligne 2) ; au-dessous du nom de Touen-houang, l'historien a inscrit en effet la mention suivante : ` Le tou-wei (commandant militaire) de la section centrale a sa résidence officielle dans la forteresse de Pou-kouang

I$i p V    e   I   ' ; il est vrai que, dans ce texte, l'édition en caractères mobiles de Chang-hai

donne la leçon å   ; mais c'est une faute et on doit lire „   comme le prouve une citation de ce passage

faite dans le Heou Han chou pou tcbou g   b composé vers 1754 par Houei Tong dt   (chap. xxiii,

p. 64 de l'édition publiée en 1894 par le Kouang ya chou kiu). Ainsi, le Pou-kouang dont il est question dans notre fiche est bien identique au Pou-kouang qui est mentionné dans le Ts'ien Han chou comme étant la résidence du tou-wei de la section centrale de la commanderie de Touen-houang. D'après ce texte du Ts'ien Han chou,

Pou-kouang était ce qu'on appelait un heoza-kouan   ; ce terme désigne une circonscription administrative